Il n’est pas de plus grande tâche que de s’atteler à un art avec l’intention de le rendre vivant, un art vivant.
Ce n’est pas une mince affaire, c’est un chemin. un chemin guidé pas la beauté, l’harmonie, la joie. L’être rencontre ce qui l’anime depuis toujours: la beauté, l’harmonie, la joie. Il se déleste de certaines apparences auxquelles il a voué jusqu’alors son existence. C’est un deuil à faire, un deuil immense à faire. Une certaine tristesse peut l’envahir au moment du passage, une tristesse profonde liée au monde matériel qu’il a pris comme idole. Mais de cette tristesse il peut faire un pinceau et dessiner sa joie en couleur, en forme, sans signifiant, il n’y a pas besoin de repères dans ce monde de joie. Les repères n’ont pas leur place. Les sensations seules règnent en maîtres. Les sensations, observer les œuvres, ressentez, c’est cela qui compte le ressenti, le ressenti face à la proposition d’un monde vivant. Merci de s’atteler à cette tâche.